Wall street, Goldman Sachs, Madoff, SEC, Traders,
Lisant trop de commentaires simplistes ou populistes sur la crise financière, la régulation, et les acteurs de Wall Street, Jai eu envie de faire un petit résumé :
Les pays occidentaux sont en déséquilibre financier et économique croissant depuis 10, 20 , 30 ans , et cela car :
*Ils n‘ont pas de matières premières
*Leurs couts de main d’œuvre sont élevés par rapport …
*Leurs couts de couverture sociale et retraites augmentent chaque année de manière exponentielle.
La seule solution des dirigeants de ces pays occidentaux, redonner confiance, rassurer, et faire croire à leurs citoyens qu’ils sont plus riches qu’en réalité, donc leur faire confondre l’argent qu’ils possèdent avec l’argent qu’ils ont emprunté.
Exemple : j’achète une maison 100.000, j’emprunte 80.000, celle-ci vaut aujourd’hui 150.000, avec à l’origine 20.000 dans ma poche, j’ai l’impression d’être à la tête d’un patrimoine de 150.000. On pourrait appeller cela un certain effet de levier ! très utilisé en finance, les premiers à l’utiliser furent Clinton et Greenspan !
Ou en sommes nous ?
*Aux USA , deux cents banques régionales qui financent l’économie réelle ont fait faillite en 2009, cette année nous en sommes déjà à cinquante
*La S E C (gendarme de la bourse US) a été incapable de découvrir la fraude colossale de Madoff , récemment on a appris que 33 employés de la SEC ont passés des centaines d’heures à regarder des images pornographiques sur le lieu de travail, ces salariés impliqués gagnaient entre 99.000 et 223.000 dollars par an , il y a même un avocat senior de la SEC qui a admis avoir passé huit heures par jour à télécharger des vidéos pornographiques.
Donc les deux, La SEC et le gouvernement Américain ont intérêt à détourner l’attention , ils sont tombés sur Goldman Sachs , ni plus cyniques ou griddy que leurs consoeurs!
Ont-ils raison ?
Les organismes financiers étant persuadés de la chute de l’occident et de ses devises, Euro et Dollar, , ils parient sur la chute pour s’enrichir , on appelle cela « shorter » ou vendre à découvert ! Nous sommes vraissemblablement tombé dans le « Big Short » , tous parient sur la fin de l’empire de l’Occident !
Qui orchestre cela, Ce sont souvent de jeunes ingénieurs mathématiciens
Quelquefois Français , Centraliens, Polytechniciens …, qui ont mis au point des méthodes d’analyses ultra sophistiquées de la science économique , qu’on pourrait appelé de la formalisation esthétique mathématique.
Ces outils ne tenant bien sur pas compte de l’irrationalité du comportement humain, le fameux « Cygne Noir » ils ont alors mis au point des normes mathématiques et rationnelles (les ingénieurs sont des rationnels, regardez ceux de Total ) de comportement.
Que c’est il passé ?
Ces jeunes ingénieurs avec beaucoup de testostérone (ce n’est pas un défaut) ne recherche que leurs propres intérêts.
Leurs supérieurs jusqu’ ‘au sommet de la hiérarchie, ne comprennent absolument rien à ces outils, rien à ce qui leur amène autant de profit, mais il serait mal venu de le refuser.
De surcroit , Il y a bien sur une volonté d’opacité verbale de ces jeunes ingénieurs mathématiciens qui est consubstantielle à ce secteur d’activité.
Enfin les agences de notation,qui sont souvent juge et partie qui auraient éventuellement pu comprendre , et censurer ont fait preuve de totale légèreté.
Que va-t-il se passé ?
Les matheux sont toujours là, et toujours recherchés, d’autre part Ceux qui détiennent l’or dictent les lois ! et , nos gouvernement occidentaux ont besoin de financer leurs déficits.
Néanmoins ces gouvernements ne peuvent se payer le luxe d’une autre crise systémique dans les deux ou trois prochaines années, donc ils doivent trouver des solutions acceptables pour les deux, trois années à venir , afin que tout le monde tente de se refaire, la banque c’est un peu le Casino, mais qui souhaite aujourdhui se contenter de 0.30% de rendement par an sur ses économies , on joue, on perds !
Le coté positif :
L’activité financiarisation de l’économie mondiale , en deux mots, l’industrie financière est un point fort , une « matière première » du monde occidental, elle pourra donc avoir la capacité a recycler l’argent en trop des économies en voie de hyper développement, Chine, Russie, Brésil , Inde ( en fait de leur reprendre un peu, hors statistiques , de leur croissance)
Nos hommes politiques sont donc en équilibre entre « Edge et Hedge »
Précédent post (2008) sur les modèles mathématiques :
La profession financière fait elle trop confiance aux mathématiques ? On a l’impression qu’on a voulu modéliser le réel, sans se poser la question de savoir si on pouvait modéliser la réalité financière. Les modèles mathématiques ne fonctionnent pas en cas d’événements extrêmes, ces mouvements violents, qui font souvent suite à de petits krachs, ne sont pas par essence modélisables.
Ces outils disponibles depuis le début des années 70′ , le premier étant le modèle de Fisher Black et Myron Schole , ont certainement été dévoyés, afin d’en faire un outil pour annuler le risque, hypothèse magique ou magie de l’hypothèse, avec comme but de couvrir d’assurer la totalité du risque .
Etant donné que dés que le risque est non nul, ( ce qui est le cas en permanence ) une marge d’erreur apparait, ces modèles mathématiques qui négligent le risque, n’envisagent pas les « queues d’opérations’ et donc contredisent par esthétisme, les spreads de résultats, car le banquier, le trader, veut s’assurer ou croire qu’ il s’assure , au moment ou il prend position , du prix de débouclage de son opération incluant un cout « mathématique » du risque .
En conclusion, les modèles mathématiques, évacuant le risque, les banquiers et traders peuvent être amenés a prendre des risques sans avoir ou vouloir prendre conscience du dit risque réel, supérieur au cout mathématique.
Il faudrait maintenant s’intéresser au C D S ( credit default swapt) …..
Quelques chiffres pour des prochains commentaires
Valeur notionnelle des CDS :
*Moins de 8000 milliards de dollars en 2004.
*60.000 milliards de dollars en 2007.
*Moins de 39.000 milliards de dollars en 2008.
Et le top dix des positions sur les CDS : Italie, Espagne, G.E., Allemagne, Brésil, France, Grèce, Autriche, Bank of America, et Portugal